Ma tournée en Alberta
L'infolettre du PPC - 9 octobre 2026

Je viens de terminer ma tournée en Alberta. Ce fut un grand succès. J’ai rencontré des centaines d’Albertains. Partout où je suis allé, les gens étaient heureux de me voir.


Ils m’ont dit qu’ils en avaient assez qu’Ottawa traite l’Alberta comme une entité subordonnée, comme une colonie. Ils sont tannés qu’Ottawa ignore leur voix. Ils veulent être respectés.
Ils étaient reconnaissants de voir un chef de parti politique actif sur la scène fédérale qui comprend que le statu quo est inacceptable; contrairement aux libéraux et aux faux conservateurs, qui veulent continuer à s’ingérer dans les affaires provinciales avec des lois et des programmes de dépenses inconstitutionnels.
Vous pouvez lire ci-dessous une traduction du discours que j’ai livré pour l’occasion.
Le Parti populaire est le seul parti fédéral qui se bat aux côtés des Albertains pour qu'ils puissent tenir un référendum sur la sécession.
Nous sommes le seul parti qui se bat pour un véritable fédéralisme et plus d’autonomie pour toutes les provinces.
{{ recipient.first_name | default:'Ami(e)' }}, s’il vous plaît faites un don dès aujourd’hui. Que vous donniez 10 $, 25 $ ou 50 $, votre contribution nous permet de bâtir une organisation en Alberta et partout au pays afin d’offrir aux Canadiens une véritable alternative au fédéralisme impérial d’Ottawa.
Merci d’être à mes côtés,
-Maxime
* * *
Discours – « Rester » ou « Entamer »? Le choix de l'Alberta
Maxime Bernier
Alberta, 7 octobre 2026
Bonsoir,
Il y a environ 20 ans, quand j’étais ministre dans le gouvernement Harper, un journaliste a écrit un portrait de moi intitulé « L’Albertain du Québec ».
Pour lui, les idées d’un gouvernement limité et de libre marché que je défendais ouvertement étaient plus proches des vues dominantes en Alberta qu’au Québec, ou partout ailleurs au pays d’ailleurs.
J’ai toujours senti un lien spécial avec votre province.
Et c’est pourquoi je me sens justifié de dire : mes chers concitoyens Albertains, merci d’être ici ce soir.
Dans les vingt prochaines minutes, je vais vous donner ma compréhension de la seule question sur votre bulletin qui déterminera l’avenir de votre province.
Plus important encore, je vais vous montrer comment utiliser votre vote pour forcer Ottawa à enfin respecter l’Alberta.
C’est le seul chemin vers une Alberta forte.
Commençons.
D’abord, il faut être honnête sur le problème.
Depuis la Loi concernant l’Alberta, adoptée par le gouvernement fédéral en 1905 qui créa la province de l’Alberta, Ottawa n’a pas considéré l’Alberta comme un partenaire égal dans la Confédération, mais comme une subordonnée, comme une colonie.
Alors que toutes les autres provinces jouissaient de la souveraineté sur leurs propres ressources naturelles dès le premier jour, l’Alberta a été privée de ce droit fondamental.
Il a fallu un dur combat politique de 25 ans pour finalement obtenir, en 1930, le contrôle de ses ressources naturelles.
Mais avec le temps, Ottawa n’a pas changé sa relation avec l’Alberta. Il a simplement trouvé de nouvelles armes, comme la péréquation et les politiques sur les changements climatiques.
Par la péréquation, le gouvernement fédéral a constamment traité l’Alberta en subordonnée; dès 1965, il a commencé à voir la province comme un guichet automatique avec un chapeau de cowboy, forçant l’Alberta à financer le système même qui brime son développement.
Voici la différence clé entre la vision des politiciens de l’establishment d’Ottawa, les libéraux et les faux conservateurs, et la mienne :
Eux voient l’Alberta comme une source de revenus.
Moi, je vois l’Alberta comme le moteur de cette nation.
Vous extrayez le pétrole. Vous pompez le gaz. Vous construisez des pipelines, ou du moins, vous essayez.
Et qu’est-ce que vous obtenez en retour?
Pas un sou de respect. À la place, les libéraux, et oui, même les faux conservateurs à Ottawa, prennent vos milliards en paiements de péréquation et les redistribuent au Québec, au Manitoba et dans les Maritimes.
Ils veulent votre richesse. Mais en octobre 2021, 62 % d’entre vous ont voté lors d’un référendum pour arrêter ce drainage de richesse.
Vous avez élevé la voix. Vous avez dit : « Ça suffit. »
Et que s’est-il passé?
Absolument rien. Ottawa vous a ignorés. Les médias se sont moqués de vous. L’establishment a bâillé.
C’est la farce cruelle qu’ils vous jouent. Et c’est le statu quo que vous devez briser.
Donc, le 19 octobre, vous aurez une question cruciale sur votre bulletin. Je veux vous la lire, mot pour mot, exactement comme elle apparaîtra :
« L’Alberta devrait-elle rester une province du Canada, ou le gouvernement de l’Alberta devrait-il entamer le processus juridique requis en vertu de la Constitution canadienne pour tenir un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta devrait se séparer du Canada ou non? »
Regardez ce que cette question dit réellement et, de façon plus importante encore, regardez ce qu’elle ne dit pas.
Elle ne dit pas : « L’Alberta devrait-elle se séparer du Canada? Oui ou non? »
Elle ne dit pas : « Voulez-vous déchirer la Constitution dès demain? »
Non. Elle dit quelque chose de très différent.
Elle vous demande si le gouvernement de l’Alberta devrait entreprendre le processus juridique pour tenir plus tard un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta devrait se séparer ou non.
C’est un processus en deux étapes. Ce vote porte sur la première étape : enclencher la machine juridique. Ce n’est pas la deuxième étape : la décision finale de séparation.
Maintenant, avec cela bien clair, regardons vos deux choix sur le bulletin.
Option numéro un : « Rester ».
Un vote pour « Rester » signifie que vous votez pour le statu quo. C’est un vote pour rester une colonie du fédéralisme impérial d’Ottawa.
Qu’est-ce que ça veut dire concrètement?
Ça veut dire permettre au gouvernement fédéral de continuer à s’ingérer dans les affaires provinciales avec des lois et des programmes de dépenses inconstitutionnels.
Ça veut dire zéro réforme de la péréquation, zéro contrôle sur l’immigration et zéro respect pour votre autonomie.
Et ça veut dire accepter les coûteux programmes de captage du carbone qui rendent votre secteur énergétique non concurrentiel.
Voter « Rester », c’est accepter que rien ne change.
Option numéro deux : « Entamer ».
Le camp fédéraliste, la coalition libérale-conservatrice et leurs alliés médiatiques vont vous mentir à ce sujet. Ils mentent déjà.
Ils disent qu'« Entamer » signifie une séparation immédiate et le ciel va vous tomber sur la tête. C’est absolument n’importe quoi.
Un vote « Entamer » pourrait bien sûr mener à la séparation, mais pas maintenant et pas nécessairement.
Un vote « Entamer » signifie que vous leur dites : « Nous avons fini de demander. Nous exigeons. Et si vous n’écoutez pas, nous tiendrons un vote contraignant pour partir; mais d’abord, nous vous donnons une dernière chance de négocier équitablement. »
Et c’est aussi ainsi que les Canadiens interprètent un vote « Entamer ».
Nous le savons, grâce à un récent sondage national mené par Léger en mars dernier pour le compte de la Fondation Aristotle, que si le sentiment séparatiste grimpe et devient une vraie menace, 55 % des Canadiens sont prêts à négocier. Seulement 26 % s’y refusent.
Voter « Entamer », c’est demander à votre gouvernement provincial d’entamer les négociations avec Ottawa.
C’est un vote pour donner à la première ministre Danielle Smith le rapport de force dont elle a besoin pour s’asseoir en face du premier ministre et dire : « Soit vous nous donnez notre autonomie, soit nous tiendrons un référendum contraignant sur la séparation. »
C’est un levier. C’est la seule chose qu’Ottawa comprend.
Donc, un vote pour « Entamer », c’est un vote pour mettre un couteau sous la gorge de l’establishment d’Ottawa.
Et si les négociations échouent, vous pourrez avoir votre débat sur l’indépendance plus tard.
Et rappelez-vous la séquence :
Premièrement : vous votez « Entamer » le 19 octobre.
Deuxièmement : cela force Ottawa à venir à la table des négociations.
Troisièmement : s’ils négocient et rétablissent votre autonomie, en vous donnant le plein contrôle sur vos ressources naturelles et l’immigration, ainsi qu’une formule de péréquation équitable, vous gagnez sans partir.
Quatrièmement : s’ils refusent de négocier ou ne vous donnent pas ce que vous voulez, vous avez alors un argument supplémentaire en faveur de la sécession, et vous tenez un référendum distinct et contraignant sur la sécession elle-même.
Ce vote est la gâchette, pas la balle.
Je me souviens du référendum de 1995 au Québec. J’ai voté OUI à ce référendum, parce que j’étais tanné des intrusions fédérales dans les compétences provinciales.
Je voulais un vrai fédéralisme, un partage des pouvoirs qui respectait notre Constitution, et plus d’autonomie pour le Québec.
Le résultat a été très serré : 49 % contre 51 %.
Et après un vote aussi serré et toutes ces promesses, qu’est-ce qu’Ottawa a fait, quelle a été la réponse des politiciens?
Ils n’ont pas tenu leurs promesses. Ils ont encore plus centralisé le pouvoir.
Ils ont piétiné les compétences provinciales plus que jamais avec des programmes fédéraux inconstitutionnels comme : les garderies nationales, l’assurance-médicaments et les soins dentaires.
Mark Carney et Pierre Poilievre n’ont même pas essayé de vous promettre du changement; ils aiment le statu quo.
Ils ne veulent rien d’autre que votre défaite, pour qu’Ottawa puisse continuer à centraliser le pouvoir.
L’unité ne peut pas être imposée par la coercition. La vraie unité exige le respect. Et en ce moment, Ottawa n’a aucun respect pour l’Alberta.
Alors, que ce soit clair. Le Parti populaire du Canada appuie l’option « Entamer ». Nous appuyons votre droit à l’autodétermination.
Mais ne votez pas « Entamer » parce que je vous le dis.
Faites-le parce que vous êtes tannés d’être traités comme des subordonnés. Faites-le parce que vos entreprises se noient dans la réglementation excessive. Faites-le parce que vous voulez être respectés.
Rappelez-vous ceci : si vous votez « Rester », vous dites à Ottawa : « S’il vous plaît, messieurs-dames, continuez de restreindre notre autonomie, continuez de nous imposer des règlements sur les changements climatiques, continuez de prendre notre argent, parce que vous savez mieux que nous ce qui est bon pour nous. »
Le 19 octobre, ne votez pas pour le statu quo. Ne faites pas ce que les libéraux corrompus ou les faux conservateurs vous disent.
Ne votez pas pour « Rester ». Ça vous garde là où vous êtes, frustrés et ignorés.
L’histoire montre qu’Ottawa n’écoute pas les demandes polies. Il ne l’a jamais fait.
Il n’écoute que le pouvoir. Alors utilisez votre pouvoir. Utilisez le pouvoir qui vous revient de droit.
Votez « Entamer », votez pour enclencher le processus qui vous donnera des réponses et du respect.
Votez pour un nouveau départ. Votez pour donner à votre gouvernement l’autorité juridique de s’asseoir avec le fédéral et d’obtenir ce que vous méritez.
C’est la première étape vers une entente équitable.
Prenez ce couteau et posez-le sur la table. Parce que c’est seulement alors qu’Ottawa va enfin vraiment écouter.
C’est votre moment, l’Alberta. Le temps d’agir de façon décisive, c’est maintenant.
Allez voter, lisez ce bulletin attentivement et faites entendre votre voix.
Merci.
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